Les représentant·e·s et mon vote

Qui est élu⸱e ?

Le nombre de sièges (de mandats politiques) à pourvoir est déterminé en fonction du nombre de personnes que compte le territoire électoral qu’on appelle une circonscription électorale.

De manière très simplifiée, voici un exemple :

  • Pour une circonscription X, il y a 7 sièges à répartir entre les différents partis au Parlement de Wallonie. Le nombre de bulletins de vote valables s’élève à 140.
  • 140/7 = 20. Il faut donc 20 voix pour se voir attribuer un siège.

Ensuite, pour savoir quelles personnes vont occuper ces sièges, il faut regarder les voix de préférence obtenues par les personnes présentes sur les listes qui ont obtenu des sièges. Celles et ceux qui en ont le plus sont élu·e·s.

La représentation proportionnelle et la coalition

La Belgique applique, pour l’élection des membres, le principe de la « représentation proportionnelle ». C’est-à-dire, les listes (ou partis) qui se sont présentées, obtiennent un nombre de sièges qui est proportionnel au nombre de voix recueillies. Le système de la représentation proportionnelle garantit notamment une représentation aux petites formations politiques.

Pour pouvoir former une majorité, il faut obtenir 50% des voix + 1 (une majorité). Les assemblées belges sont le plus souvent composées de divers groupes politiques dont aucun n’a la majorité des sièges à lui seul. Cette situation nécessite la mise en place d’une coalition, c’est-à-dire une réunion de deux ou plusieurs groupes politiques, qui entend poursuivre un programme négocié en commun.

Sur la base des résultats, il y a souvent plusieurs combinaisons possibles pour former une majorité. En effet, le plus souvent, aucun parti n’obtient seul 50% des voix +1. C’est pourquoi, plusieurs partis décident de s’associer en une coalition et de suivre un programme d’actions commun jusqu’aux prochaines élections. Les élu·e·s des partis qui ne font pas partie de la majorité constitueront l’opposition. Les député·e·s de l’opposition siègent dans le parlement où ils et elles sont élu·e·s et jouent un rôle de contrôle de la majorité (questions posées directement aux mandataires, motion de censure, etc.).